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Aux Nations Unies (ONU), Mme l’ambassadrice Lana Zaki Nusseibeh, représentante permanente des Émirats arabes unis auprès de l’ONU, a animé une table ronde sur “L’utilisation des technologies modernes dans les opérations de maintien de la paix pour améliorer la sécurité des femmes et des filles”. Cette table ronde était la deuxième partie d’une série de tables rondes sur les femmes et la paix et la sécurité organisée par les Émirats arabes unis, en partenariat avec ONU Femmes dans son rôle de secrétariat de l’Étude mondiale sur la mise en œuvre de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité, et l’Institut de Georgetown pour les femmes et la paix et la sécurité

Le panel a réuni des experts de renom sur le sujet, notamment M. Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint du département des opérations de maintien de la paix, M. David Haeri, directeur de la division des politiques, de l’évaluation et de la formation aux départements des opérations de maintien de la paix et de l’appui aux missions, et Mme Sarah Williamson, fondatrice et directrice générale de Protect the People

Mme l’ambassadrice Nusseibeh a souligné le rôle unique et vital que jouent les femmes en tant que dirigeantes et décisionnaires dans les zones de conflit et de catastrophe. “Les femmes sont particulièrement bien placées pour utiliser ces technologies dans les zones de conflit et de post-conflit, bien qu’elles aient tendance à y avoir un accès inégal. Le domaine des femmes et de la paix et de la sécurité reconnaît que les femmes représentent une ressource souvent inexploitée dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix”. “Les EAU soutiennent le rôle des femmes dans la consolidation de la paix en tant que leaders et décisionnaires dans le cadre de processus formels et informels. Aux EAU, les femmes sont actives au sein du gouvernement, des entreprises et de la société civile ; les femmes jouent un rôle de premier plan dans l’économie et sont représentées dans nos forces militaires et policières. Les EAU s’efforcent constamment de parvenir à la pleine participation des femmes dans toutes les facettes de la société”. Mme l’ambassadrice Nusseibeh a ajouté : “Les femmes portent un fardeau différent pendant les conflits, mais elles ont aussi tendance à être plus à l’écoute des besoins de la communauté locale. En mettant ces technologies à la disposition des femmes – et en veillant à ce qu’elles soient développées selon des critères sexospécifiques – les femmes sont mieux à même de protéger leur famille et leur communauté grâce au partage d’informations, à la dénonciation et à la documentation des abus, et à la coordination des réponses aux crises”. La table ronde a mis en évidence les multiples façons d’exploiter la technologie dans les sociétés en conflit et post-conflit afin d’améliorer la sécurité des femmes et des filles dans le cadre des opérations de maintien de la paix. Mme l’ambassadrice Nusseibeh a évoqué les multiples utilisations de technologies innovantes, telles que les Big Data, pour éclairer la réponse aux crises et mieux protéger les civils. “Les réseaux sociaux et les téléphones portables ont été de plus en plus utilisés dans les situations de conflit pour coordonner les secours d’urgence et partager les informations.”

M. Ladsous a apporté à la discussion des exemples de technologies qui peuvent mieux protéger les civils. Il a également souligné l’utilisation de la technologie dans les systèmes d’alerte précoce et la sensibilisation accrue. “La technologie peut donner aux femmes et aux filles les moyens de partager l’information”. M. Haeri s’est fait l’écho de ces remarques, examinant la technologie non seulement en termes d’alerte précoce, mais aussi la manière dont les femmes peuvent utiliser la technologie pour accroître leur participation politique. “Nous devons considérer les femmes comme des acteurs autonomes capables de façonner le processus de paix. M. Williamson a donné des exemples concrets de projets utilisant la technologie pour renforcer l’autonomie des femmes et des filles dans les crises humanitaires et les opérations de maintien de la paix. En outre, M. Williamson a félicité Mme l’ambassadrice Nusseibeh pour avoir mis au point cette série de tables rondes sur la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité.

La série de panels parrainée par les EAU contribuera de manière substantielle à l’étude mondiale visant à examiner les progrès et les défis de la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. Chaque panel donnera lieu à un résumé, rédigé en partenariat avec l’Institut de Georgetown pour les femmes, la paix et la sécurité, reflétant les discussions. Ces résumés serviront de base à l’étude mondiale et seront disponibles sur le portail web d’ONU Femmes. Les Émirats arabes unis ont également contribué financièrement à l’étude.

Les prochaines tables rondes mettront l’accent sur l’accès des femmes à la justice après un conflit et sur l’autonomisation économique dans les situations post-conflit.